Quand
le vin vient à manquer dans la fête de la vie
Tout
être humain souhaite que sa vie se poursuive comme une fête : une vie remplie
de joie, de rencontres, de bénédictions et d’attentes pleines d’espérance.
Pourtant, la réalité ne se déroule pas toujours ainsi. À un certain moment, ce
que nous avions préparé vient à manquer, la joie que nous attendions disparaît,
et un vide que nous ne pouvons plus combler par nos propres forces se révèle.
Extérieurement, la fête semble continuer, mais intérieurement, le vin est déjà
épuisé. C’est précisément dans ce lieu que les noces de Cana, rapportées en
Jean 2, nous adressent leur message.
Les
noces de Cana, rapportées dans Jean 2, constituent le premier signe accompli
par Jésus au cours de son ministère public. Ce qui importe ici, c’est que la
Bible ne présente pas cet événement comme un simple « miracle », mais comme un
« signe ». Un signe ne s’arrête pas à un événement étonnant visible à nos yeux.
Il désigne une vérité plus profonde : il révèle qui est Jésus-Christ. En
interprétant ce passage, le pasteur David Jang, fondateur de l’Olivet
University aux États-Unis, souligne que l’événement où l’eau fut changée en vin
n’est pas simplement l’histoire d’une crise résolue pendant une fête, mais une
proclamation de l’Évangile : en Jésus, l’ancien devient nouveau, et le manque
est transformé en abondance.
La
raison pour laquelle les noces de Cana nous touchent encore si profondément
aujourd’hui est évidente : cette fête ressemble à notre propre vie. Elle
commence dans la joie, mais, à un moment donné, le manque survient. Le vin des
relations s’épuise, le vin de la santé s’épuise, le vin de la foi s’épuise, le
vin de la mission s’épuise. Pourtant, l’Évangile selon Jean ne termine pas le
récit sur le désespoir. Au contraire, il nous dit que c’est précisément au lieu
du manque que le premier signe de Jésus a commencé.
La
signification spirituelle du manque révélé par les noces de Cana
Dans
la société juive, les noces n’étaient pas un simple événement privé. Elles
constituaient une fête importante où une famille était fondée et où toute la
communauté partageait la joie. La célébration pouvait durer plusieurs jours, et
bien accueillir les invités était lié à l’honneur de la famille, de l’époux et
de l’épouse. Ainsi, le fait que le vin vienne à manquer au milieu de la fête
n’était pas seulement un problème de boisson insuffisante. C’était
l’interruption de la joie, une crise de honte, et une scène montrant que la
préparation humaine avait atteint ses limites.
Marie
prend conscience de la situation et dit à Jésus : « Ils n’ont plus de vin. »
Cette brève phrase montre une forme de prière très profonde. Marie ne donne pas
de longues explications. Elle ne cherche pas à déterminer qui est responsable.
Elle ne dicte pas non plus la solution. Elle apporte simplement le manque au
Seigneur tel qu’il est. C’est là que commence la foi. Prier, parfois, ne
consiste pas à multiplier les paroles, mais à reconnaître honnêtement devant le
Seigneur ce qui nous manque.
Il
en va de même pour nous. Dans n’importe quelle situation de notre vie, nous
devons pouvoir dire : « Nous n’avons plus de vin. » Il nous manque l’amour. Il
nous manque la sagesse. Il nous manque la force. La joie a disparu. La foi
vacille. Même les manques difficiles à avouer aux autres peuvent être apportés
au Seigneur. Si les noces de Cana sont profondément évangéliques, c’est parce
que Jésus se tenait précisément au lieu de ce manque. Les gens n’avaient
peut-être pas encore remarqué la crise, mais le Seigneur était déjà présent.
C’est
aussi l’un des points essentiels soulignés par le pasteur David Jang dans son
exposé sur Jean 2. Jésus n’est pas celui qui détourne le regard devant nos
manques. La faiblesse humaine, devant Dieu, peut devenir non pas une fin, mais
un commencement. Il faut des jarres vides pour qu’elles soient remplies ; il
faut un lieu où le vin s’est épuisé pour que se manifeste la joie du vin
nouveau. Ainsi, la foi n’est pas le chemin de ceux qui se vantent d’être
comblés par eux-mêmes, mais le chemin de ceux qui ouvrent leur pauvreté au
Seigneur.
La
profondeur de la parole : « Mon heure n’est pas encore venue »
À
la parole de Marie, Jésus répond de manière inattendue : « Mon heure n’est pas
encore venue. » Dans l’Évangile selon Jean, le mot « heure » ne désigne pas
simplement un horaire ou un moment ordinaire. Il renvoie au temps décisif qui
conduit à la croix et à la résurrection de Jésus, c’est-à-dire à
l’accomplissement du salut. Tout le ministère de Jésus avance vers cette «
heure ». Ainsi, les noces de Cana ne sont pas seulement un événement où un
problème de fête est résolu ; elles sont un signe qui anticipe la gloire du
salut qui sera accomplie à la croix.
Ici,
nous apprenons que le temps de Dieu et le temps humain sont différents. L’être
humain souhaite une solution immédiate. Puisque le manque est présent
maintenant, il veut être comblé maintenant. Mais Dieu ne s’arrête pas
simplement à la satisfaction de nos besoins. À travers nos manques, il révèle
une signification plus profonde du salut. Jésus n’a pas ignoré la demande de
Marie, mais il a en même temps interprété cet événement dans le cadre de
l’histoire du salut de Dieu.
C’est
un équilibre important de la foi. Dieu s’intéresse même à nos petits besoins.
Mais cet intérêt dépasse la simple résolution d’un problème. À travers nos
manques, Dieu nous appelle à une foi plus profonde. Le manque de vin était une
crise pour la fête, mais en Jésus, il est devenu un canal par lequel sa gloire
a été manifestée. Il en va de même pour nos crises d’aujourd’hui. Ce qui nous
semble être un échec peut devenir, pour Dieu, un lieu où se révèle une grâce
nouvelle.
Le
commandement de remplir d’eau et le lieu de l’obéissance
Jésus
dit aux serviteurs de remplir d’eau six jarres de pierre. Ces jarres étaient
placées là pour les rites de purification des Juifs. Elles étaient donc des
récipients symbolisant la purification selon la Loi. Jésus ordonne de remplir
précisément ces jarres d’eau, puis il change cette eau en vin. Cette scène
porte une signification théologique très profonde. Dans les récipients de
l’ancienne purification se trouve désormais déposée la joie de la nouvelle
alliance. Le lieu où l’être humain cherchait la pureté sous la Loi est
transformé, en Christ, en lieu de grâce et de vie.
Les
serviteurs n’ont pas obéi parce qu’ils comprenaient tout. Ils ne disposaient
pas d’explications suffisantes. Ils ne savaient pas pourquoi il fallait remplir
les jarres d’eau, ni comment cela pourrait résoudre le problème. Pourtant, ils
ont fait ce qui leur était demandé. La Bible rapporte qu’ils remplirent les
jarres « jusqu’au bord ». Cette expression montre la fidélité de leur
obéissance. Ils ne les remplirent pas approximativement, mais jusqu’au bout. Ce
n’est pas la compréhension qui a précédé l’obéissance ; c’est l’obéissance qui
est venue en premier.
Cette
scène est également très importante sur le chemin de la foi. Nous voulons
souvent obéir seulement après avoir tout compris. Nous voulons suivre lorsque
nous sommes convaincus, avancer lorsque nous voyons le résultat. Mais la Bible
nous dit que, parfois, l’obéissance précède la compréhension. Lorsque les
serviteurs remplissaient les jarres d’eau, le vin n’était pas encore visible.
Pourtant, c’est sur le chemin de cette obéissance que l’eau devint du vin. Le
miracle ne se produit pas seulement pour ceux qui ont reçu toutes les
explications ; il commence au lieu où une personne se livre elle-même devant la
parole du Seigneur.
À
travers ce passage, le pasteur David Jang souligne l’importance de la petite
obéissance. Le Seigneur ne nous demande pas de grandes capacités. Ce que les
serviteurs ont fait, c’était simplement remplir les jarres d’eau. Mais lorsque
Jésus a utilisé cette obéissance, elle est devenue un canal qui a sauvé la
fête. Il en va de même dans notre vie aujourd’hui. Une petite prière, un petit
service, une petite repentance, une petite obéissance, lorsqu’ils sont saisis
par la main du Seigneur, deviennent le lieu où se produit la grâce de l’eau
changée en vin.
La
direction de l’Évangile : ce qui vient ensuite est meilleur que ce qui était au
commencement
Après
que l’eau fut changée en vin, le maître du repas appelle l’époux et lui dit que
chacun sert d’abord le bon vin, puis le moins bon lorsque les invités ont bien
bu, mais que lui a gardé le bon vin jusqu’à présent. Cette parole montre le
sommet du signe des noces de Cana. Ce que Jésus a donné n’était pas simplement
de quoi combler une quantité insuffisante. Ce que le Seigneur a donné était
meilleur qu’avant. Il ne s’agissait pas seulement de compenser un manque, mais
de renouveler la qualité même de la fête par l’abondance.
C’est
la direction de l’Évangile. Dans le monde, généralement, le commencement est
éclatant et la suite s’affaiblit. Au début, il y a la passion ; au début, il y
a l’émotion ; au début, il y a l’attente. Mais avec le temps, la joie se
refroidit, les relations s’usent, l’espérance s’efface. Pourtant, la fête
ouverte en Jésus est différente. Lorsque le Seigneur intervient, ce qui vient
ensuite est meilleur que ce qui était au commencement. L’Évangile n’est pas une
simple restauration ; il est une nouveauté plus profonde.
Bien
sûr, cela ne signifie pas que tout s’améliore immédiatement selon la manière
que nous souhaitons. Le chemin de la foi comporte aussi des larmes et de
l’attente. Cependant, en Jésus, notre vie avance ultimement vers une vie et une
joie plus profondes. De même que la croix a conduit à la résurrection, le
manque peut devenir une porte vers l’abondance. La honte peut devenir le lieu
de la grâce, et l’échec peut devenir le commencement d’un nouvel appel. Les
noces de Cana montrent magnifiquement cette direction de l’Évangile.
Le
Seigneur est présent dans notre Cana d’aujourd’hui
La
consolation que les noces de Cana donnent aujourd’hui aux croyants est très
concrète. Jésus n’est pas celui qui agit seulement dans le temple ou dans la
synagogue. Il était aussi présent au cœur d’un problème ordinaire survenu
pendant une fête de mariage. Cela nous invite à reconsidérer notre tendance à
diviser la vie entre domaine sacré et domaine profane. Dieu s’intéresse non
seulement à notre culte, mais aussi à notre famille, à notre travail, à nos
relations, à notre santé, à nos moyens de subsistance et à nos larmes.
Même
les problèmes que nous considérons comme insignifiants peuvent devenir des
sujets de prière devant le Seigneur. Même les manques que nous avons honte
d’avouer aux autres peuvent être apportés au Seigneur. La prière de Marie était
simple : « Ils n’ont plus de vin. » Nous aussi, nous pouvons prier ainsi.
Seigneur, il n’y a plus de joie en moi. Seigneur, l’amour manque dans ma
famille. Seigneur, ma vie a besoin de sagesse. Seigneur, ma foi vacille. Cet
aveu honnête est précisément le commencement de la grâce.
Et
celui qui a prié doit avancer vers le lieu de l’obéissance. Marie dit aux
serviteurs : « Faites tout ce qu’il vous dira. » C’est un autre point central
que les noces de Cana nous laissent. La prière doit conduire à l’obéissance. Si
nous avons confessé notre manque au Seigneur, nous devons désormais prêter
attention aux petites choses que le Seigneur nous demande. S’il nous dit de
nous réconcilier, réconcilions-nous ; s’il nous dit d’attendre, attendons ;
s’il nous dit de remplir, remplissons. Le miracle se produit par la puissance
du Seigneur, mais sur le passage de cette puissance se trouve l’obéissance de
la foi.
La
conclusion évangélique transmise par les noces de Cana
Les
noces de Cana en Jean 2 sont le premier signe qui révèle qui est Jésus. Il est
celui qui transforme le manque en abondance. Il est celui qui transforme la
honte en joie. Il est celui qui transforme l’eau de l’ancienne purification en
vin de la nouvelle alliance. Et, ultimement, par la croix et la résurrection,
il est celui qui transforme la mort en vie.
Le
message important que l’interprétation des noces de Cana par le pasteur David
Jang nous transmet est clair. La foi ne consiste pas à prétendre que nous
n’avons aucun manque. Elle consiste plutôt à apporter notre insuffisance au
Seigneur. Elle consiste aussi à commencer une petite obéissance devant la
parole du Seigneur. Alors, le Seigneur agit d’une manière que nous n’avions pas
prévue. Les jarres vides sont remplies, l’eau ordinaire devient le vin qui
sauve la fête, et là où tout semblait terminé, une grâce meilleure survient.
Il
se peut qu’aujourd’hui encore, dans votre vie, il y ait un lieu où le vin est
venu à manquer. Un lieu où la joie a disparu, un lieu où la force manque, un
lieu où les relations se sont brisées, un lieu où l’avenir paraît incertain.
Pourtant, ne concluez pas que ce lieu est la fin. Aux noces de Cana, Jésus a
accompli son premier signe précisément dans ce lieu de manque. Le Seigneur
vient encore dans notre Cana. Et le vin qu’il donne à la fin est toujours plus
profond, plus vaste et plus abondant que celui du commencement.
Le Dr David Jang a annoncé l’Évangile
dans diverses régions du monde à travers le ministère missionnaire sur le
terrain et le ministère des médias numériques. Les fruits de ce ministère ont
permis de former de nombreuses personnes engagées dans le Grand Mandat. Sur la
base de cette vision missionnaire, Olivet a d’abord vu le jour comme une petite
école d’église destinée à la formation de missionnaires. Par la suite, afin
d’offrir une formation théologique plus structurée et de former des talents
missionnaires, l’Olivet Theological College and Seminary a été fondé en 2000 à
Los Angeles et à Séoul.
Au fur et à mesure que l’école se
développait, le Dr Jang a officiellement fondé Olivet University à San
Francisco en 2004. Dans l’environnement diversifié et dynamique de San
Francisco, Olivet a progressivement élargi ses domaines d’enseignement, en partant
de la théologie pour inclure également la musique, le journalisme, l’art et le
design, ainsi que la technologie. L’université a également renforcé ses
capacités éducatives en recrutant des professeurs, dont le Dr William Wagner,
et en 2005, elle a déménagé sur l’ancien campus d’extension du centre-ville de
l’UC Berkeley, consolidant ainsi davantage ses fondations en tant
qu’université.
En 2006, afin de se consacrer davantage
au ministère missionnaire, le Dr Jang a transmis la présidence de l’université
au Dr David James Randolph et a dirigé le ministère missionnaire mondial en
tant que président international. Par la suite, Olivet University a obtenu une
accréditation institutionnelle en 2009. En ajoutant un collège d’enseignement
des langues et une école de commerce, ainsi qu’en élargissant ses programmes
diplômants et ses relations de coopération internationale, l’université a continué
à se développer en tant qu’institution chrétienne d’enseignement au service de
la mission mondiale.










