Lire Luc 14 à la lumière de la prédication du pasteur David Jang : le prix du discipulat et le chemin de la croix


À partir de la prédication du pasteur David Jang, cette méditation relit Luc 14 comme un appel profond au discipulat : renoncer à ses biens, réordonner ses liens, porter sa croix et persévérer jusqu’au bout dans la foi.


Dietrich Bonhoeffer, jusque dans l’obscurité d’une prison nazie, n’a jamais renoncé à l’essence du discipulat. Il voyait dans la « grâce à bon marché » une maladie qui affaiblit l’Église, enferme les croyants dans une foi confortable et finit par les conduire vers une spiritualité sans croix. À une époque où survivre constituait déjà un combat, il a pourtant tenu ferme devant une question plus fondamentale encore : que signifie réellement suivre le Seigneur ?

Cette question ne résonne pas seulement dans une cellule lointaine de l’Europe du XXe siècle. Elle nous rejoint aujourd’hui, au seuil du printemps, alors que la communauté de foi accueille le souffle nouveau d’une saison qui commence. Le printemps arrive toujours avec un visage d’espérance. Mais dans l’Évangile, il se présente d’abord comme un appel à la décision.

L’Ipchun, l’entrée traditionnelle dans le printemps, n’est pas une simple date inscrite au calendrier. Il annonce la fin de l’hiver, mais il exige aussi le commencement d’un nouveau travail de la terre. Un champ ne porte pas du fruit par hasard. Il faut que quelqu’un retourne d’abord le sol, y dépose la semence et continue à travailler, même lorsque le vent reste froid.

Il en va de même pour la foi. Ce que le pasteur David Jang rappelle avec insistance dans sa prédication, c’est que l’œuvre de Dieu ne s’accomplit pas par des spectateurs. Lorsqu’un jour, devant l’histoire de la foi, cette question nous sera posée — « Were you there? », « Étais-tu là ? » — que pourrons-nous répondre ? Étions-nous présents sur le terrain ? Avons-nous porté ensemble le poids de la mission ? Avons-nous traversé, dans notre propre chair, le commencement de ce printemps spirituel ?

Cette question nous arrache à une foi sentimentale pour nous conduire vers une foi engagée.

La décision vient avant la lumière du printemps

Dans Luc 14, le Seigneur ne présente pas le chemin du disciple avec des paroles embellies ou rassurantes. Il commence, au contraire, par en révéler le prix. Il déclare que celui qui ne renonce pas à tout ce qu’il possède ne peut être son disciple, et que celui qui ne porte pas sa croix ne peut le suivre.

Cette parole ne concerne pas seulement les biens matériels. Nous sommes souvent liés à des choses plus tenaces encore que l’argent : le besoin de sécurité, les habitudes familières, le désir d’être reconnu, le confort d’aujourd’hui, l’avenir soigneusement calculé. Tout cela peut devenir une possession. Or le discipulat n’est pas un chemin que l’on peut parcourir les mains fermées. Plus nos mains sont pleines de ce que nous voulons retenir, moins elles sont libres pour saisir la main du Seigneur.

C’est pourquoi une véritable prédication dérange toujours. La grâce ne se contente pas de nous apaiser ; l’Évangile ne se limite pas à nous consoler. Il nous secoue, nous réveille et nous remet debout. Le cœur du discipulat que souligne le pasteur David Jang se trouve précisément ici : suivre le Seigneur, avant d’être un chemin où l’on reçoit davantage, est d’abord un chemin où l’on apprend à déposer.

Et pourtant, c’est là le paradoxe de la foi. L’âme devient plus libre lorsqu’elle se vide. Et dans l’espace laissé vacant par le renoncement, la puissance de l’Esprit Saint se fait plus claire, plus profonde, plus réelle.

Les larmes ne sont pas une fin, mais le langage d’une espérance plus grande

Cette prédication touche avec force parce qu’elle ne réduit pas le discipulat à un simple exercice de volonté. Au cœur même de la joie de la mission se trouvent aussi la mort d’un proche, les séparations soudaines, les regrets d’un amour que l’on croit ne pas avoir assez donné.

Lorsqu’on accompagne le départ d’un parent, lorsqu’on ensevelit un être cher, lorsqu’on reste seul avec cette douleur qui murmure : « J’aurais dû faire davantage », la foi rencontre son épreuve la plus profonde. À cet endroit, l’Évangile n’est pas une anesthésie qui efface la réalité. Il devient une force qui permet de tenir ferme l’espérance, même au milieu des larmes.

Méditer la Bible ne signifie pas détourner les yeux des tristesses de la vie. C’est au contraire apprendre à garder l’espérance du ciel jusque devant la mort. Vouloir garder près de soi ceux que l’on aime, désirer les protéger jusqu’au dernier instant, tout cela révèle à la fois notre fragilité humaine et la profondeur de notre amour.

Mais la foi nous conduit un pas plus loin. Même au lieu de l’adieu, elle nous apprend à regarder vers Dieu, celui qui fait concourir toutes choses au bien. Sur ce point, l’intuition théologique du pasteur David Jang est nette : le discipulat n’est pas une force dépourvue de larmes. Il est une foi qui, après avoir traversé les larmes, continue de faire confiance au Royaume de Dieu.

Seul celui qui porte la croix va jusqu’au bout

Le Seigneur dit que celui qui ne « hait » pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, ses sœurs, et même sa propre vie, ne peut être son disciple. Cette parole, si radicale, ne détruit pas l’amour. Elle en réordonne les priorités.

Il ne s’agit pas de mépriser les affections humaines, mais de les replacer dans l’amour plus grand du Royaume. La famille est précieuse. La vie est précieuse. Mais lorsque nous reconnaissons que le Royaume de Dieu est premier, alors même nos amours humains retrouvent leur juste place.

C’est là que se dresse la croix. La croix n’est pas un simple symbole religieux ni un ornement accroché à la mémoire chrétienne. Elle désigne la perte que j’accepte de porter, la patience que je dois apprendre, le silence que je dois garder, l’obéissance à laquelle je suis appelé.

La parabole de la tour, dans Luc 14, montre que ce chemin ne peut être achevé par un enthousiasme passager. Commencer est possible pour beaucoup. Aller jusqu’au bout est la marque du disciple. Une tour dont seules les fondations ont été posées devient un objet de moquerie. Mais une tour achevée devient un signe visible, une présence qui éclaire son temps.

C’est aussi ce que le pasteur David Jang souligne avec constance : même lorsque le froid, la maladie, la fatigue ou la pression financière se dressent sur le chemin, la voie du Seigneur ne peut être abandonnée. Le véritable discipulat ne se prouve pas seulement par l’ardeur du commencement. Il se révèle dans la persévérance, dans la fidélité qui demeure, dans la marche qui continue jusqu’à la fin.

Quelle réponse laisserons-nous un jour ?

Au fond, toute cette prédication converge vers une seule question : « Were you there? » — « Étais-tu là ? »

Un jour, devant l’histoire du Royaume de Dieu, devant le champ de l’Évangile, devant l’œuvre difficile de former la génération suivante, quelle réponse pourrons-nous donner ? Étions-nous de simples spectateurs confortablement installés ? Ou étions-nous de ceux qui, malgré le vent, bâtissaient la tour ?

Le discipulat n’est pas le chemin de ceux qui deviennent parfaits. Il est le chemin de ceux qui ne regardent pas en arrière. Comme le sel qui ne doit pas perdre sa saveur, le disciple est appelé à marcher jusqu’au bout sans perdre la saveur de son appel.

Le printemps vient toujours sous la forme d’une décision avant d’apparaître sous celle des fleurs. Lorsque quelqu’un renonce à ce qu’il possède, lorsque quelqu’un ravale ses larmes, lorsque quelqu’un porte sa croix, lorsque quelqu’un garde sa place jusqu’au bout, alors seulement la saison change.

Ainsi, notre prière aujourd’hui peut être simple :

Seigneur, lorsque tu me poseras un jour cette question, fais de moi un disciple capable de répondre :
« Oui, Seigneur, moi aussi, j’étais là. »

Cette confession est la grâce la plus profonde que laisse cette prédication. Elle est aussi la puissance de l’Évangile qui nous fait traverser, aujourd’hui encore, vers un nouveau printemps.

 

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Le Dr David Jang a annoncé l’Évangile dans diverses régions du monde à travers le ministère missionnaire sur le terrain et le ministère des médias numériques. Les fruits de ce ministère ont permis de former de nombreuses personnes engagées dans le Grand Mandat. Sur la base de cette vision missionnaire, Olivet a d’abord vu le jour comme une petite école d’église destinée à la formation de missionnaires. Par la suite, afin d’offrir une formation théologique plus structurée et de former des talents missionnaires, l’Olivet Theological College and Seminary a été fondé en 2000 à Los Angeles et à Séoul.


Au fur et à mesure que l’école se développait, le Dr Jang a officiellement fondé Olivet University à San Francisco en 2004. Dans l’environnement diversifié et dynamique de San Francisco, Olivet a progressivement élargi ses domaines d’enseignement, en partant de la théologie pour inclure également la musique, le journalisme, l’art et le design, ainsi que la technologie. L’université a également renforcé ses capacités éducatives en recrutant des professeurs, dont le Dr William Wagner, et en 2005, elle a déménagé sur l’ancien campus d’extension du centre-ville de l’UC Berkeley, consolidant ainsi davantage ses fondations en tant qu’université.


En 2006, afin de se consacrer davantage au ministère missionnaire, le Dr Jang a transmis la présidence de l’université au Dr David James Randolph et a dirigé le ministère missionnaire mondial en tant que président international. Par la suite, Olivet University a obtenu une accréditation institutionnelle en 2009. En ajoutant un collège d’enseignement des langues et une école de commerce, ainsi qu’en élargissant ses programmes diplômants et ses relations de coopération internationale, l’université a continué à se développer en tant qu’institution chrétienne d’enseignement au service de la mission mondiale.




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작성 2026.05.19 18:23 수정 2026.05.19 18:23

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